Dans une corbeille à papier

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Dans une corbeille à papier

Ça vous est tous sûrement déjà arrivé de vous écrire une liste de choses à accomplir avant d’avoir 20 ans ou encore, de se faire une bucket list, autour du feu, entouré de ses meilleurs amis. Ça permet de rêver. S’écrire une liste de choses à accomplir sur papier c’est un peu comme jeter l’ancre à l’eau. Une sorte de contrat signé, un engagement. On se promet d’accomplir ce qu’il y a sur le bout de papier. Sauter en parachute pour mon 30e. Faire le tour du monde. Mettre pied sur 5 continents. Partir seul dans le bois pendant un weekend. Marcher Compostelle. Lire 1 roman par semaine. Etc. Rayer les items un à un c’est un peu comme mettre un pied devant l’autre. On avance. On se sent accompli. Mais qu’est-ce qui arrive quand la liste reste sur le coin du bureau. Dans notre sac à dos ou à main, chiffonnée, en boule de papier, pour finalement être jetée à la poubelle, sans jamais avoir eu la chance de prendre son crayon pour rayer…

J’aime me faire des listes. Sur des Post-it. Dans mon cahier de notes au travail. Dans mon cellulaire. Sur le tableau blanc dans ma chambre. Je me fais des listes de tout et de rien. Liste d’épicerie, d’exercices à faire pour la semaine, de trucs à acheter, de places à visiter, de plats à préparer, ouais, bon, vous voyez le genre…J’aime me faire des listes pour ensuite les effacer. Plus tard, j’en écrirai une autre. J’aime planifier (voir rêver) alors j’écris. Puis j’aime savoir que ça va changer alors j’efface.

Les paroles s’envolent mais les écrits restent.

Écrire une liste c’est un peu comme se faire une promesse. Promettre. Voilà le problème ! Comment promettre à dans un an quand on est incapable de prédire ce qui va nous arriver dans les prochaines heures ? Promettre quelque chose et ne pas être en mesure de tenir sa parole c’est laisser tomber. Baisser les bras. Ça te blesse, toi. Plus encore, ça me blesse, moi. Au lieu d’avancer, de mettre un pied devant l’autre, on a reculé. Ou on s’est tout simplement arrêté. Ce n’était pas une promesse vide, au contraire, elle était remplie de sincérité…au moment où elle a été faite. Le problème c’est qu’on tend à oublier que la vie change. On change. On a le droit de s’arrêter. On a le droit de reculer. On a tout aussi le droit de changer de direction. De changer de chemin.

Ma promesse : Partir découvrir l’Amérique du Sud pendant 3 mois comme cadeau de graduation.

Réalité : Partir au Cambodge et Laos pendant 3 semaines

Ma promesse : Quitter Ottawa dès la fin du bacc.

Réalité: Passer encore devant le parlement, dans la capitale, chaque matin, pour aller travailler

Ma promesse: Aller courir à 5H du matin

Réalité: Ouais bon, ça reste à voir…

Ce que j’ai appris, au fil des années et, après d’innombrables ”promesses cassées, promesses interrompues, promesses modifiées” c’est que je déteste promettre car je ne sais pas. Je ne sais pas comment je vais me sentir demain. Je ne sais pas où je serai dans un an. Je ne sais pas ce que je ferai pour gagner ma vie. Tout ce que je sais, c’est que j’aime ne pas savoir. J’aime m’écrire un plan de vie. & j’aime savoir que mes plans seront destinés au changement. J’aime quand la vie me surprend.

Nouvellement diplômée, la question ”qu’est-ce qui vient après?” ne cesse d’être posée…je me suis fait des scénarios de ce que j’aimerais entreprendre comme projet, j’ai écrit des listes, au fil des ans, de choses que j’aimerais accomplir. Je fonce vers ce que je veux tout en ayant la tête, le cœur et les bras grands ouverts aux surprises et opportunités qui m’attendent. Même si la liste que je viens d’écrire finit chiffonnée, au fond d’une corbeille à papier, ça m’est égal car je sais que j’aurai toujours un bout de papier et crayon à proximité pour m’en écrire une nouvelle…

1. Vivre ma vie

2. Être heureuse

3.

 

By | 2016-10-11T20:24:53+00:00 May 14th, 2016|FRANCAIS, REFLEXION|0 Comments

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